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Film "LE SOUFFLE DES DIEUX"

Ce film documentaire est projeté

le vendredi 3 octobre à 20 h 30

au Cinéma Le Beaulieu                      
> > 26 rue de Beaulieu
> > 44340 Bouguenais
> > 02.40.26.96.66

Sur les traces de l'origne de la pratique du Yoga que nous abordonnons en Occident,
nous avons la chance de voir ou de revoir les acteurs de ce film :
 Shri Krishna Parrabhi Jois, Bellur Krishnamachar Sundararja Iyengar, Sri TK Sribhashyam et ses soeurs
qui témoignent de l'influence d'un maître du Yoga : 
Sri Tirumalai Krishnamacharya.

Le film sera suivi d'un débat afin d'éclairer des aspects fondamentaux du Yoga,
animé par Jean-Yves DEFFOBIS , enseignant-formateur de IFY.


 


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ADHI SHANKARA , philosophe, réformateur, métaphysicien et commentateur

Grand réformateur de l’hindouisme, Shankara est un personnage historique autour duquel s’est construite une légende (788 – 820 après JC). Considéré comme un grand maître, la légende voit en lui un « Avatar » (d’origine divine). Fondateur de plusieurs écoles de doctrines, il a eu au cours des siècles un grand nombre de disciples.






Aujourd’hui encore certains se réclament de sa philosophie spirituelle et transmettent ses enseignements.

La légende
Avant sa naissance, ses parents furent visités par le dieu Shiva. Il leur demanda de choisir entre de nombreux enfants à la vie ordinaire ou un seul fils dont l’existence extraordinaire aurait une renommée exceptionnelle. Sans hésitation ils choisirent l’enfant prodige. Ainsi naquit dans le Kerala (sud de l’Inde), Shankar dont le nom signifie « qui apporte la Félicité ».

Dès son plus jeune âge, il se révèle d’une intelligence hors du commun. Sa mère, aimante et fière de son fils âgé seulement de 8 ans, refuse de le voir partir pour devenir sannyasin (ascète). Un jour se baignant avec son fils dans la rivière proche de leur village, un crocodile attrape la jambe du petit garçon et menace de l’emporter vers le fond. Sa mère affolée fait le serment de le laisser partir s’il survit. A cet instant, l’animal lâche l’enfant. Shankara a alors la prémonition que sa vie sera de courte durée et qu’il n’y a pas un moment à perdre pour accomplir son œuvre. La légende raconte qu’il parcourt toute l’Inde pour rejoindre son « Guru » : Govindapada.

Le yogi

Animé du désir d’atteindre le samadhi (libération), il pratique le yoga, la méditation et étudie les textes védiques sous la conduite de son maître. A l’âge de 12 ans il est déjà considéré comme un sannyasin accompli, il fait des miracles grâce à ses pouvoirs acquis par sa pratique et connait tous les védas*1. Son guru lui donne pour tâche de commenter et de réformer l’ensemble des textes. Il achève ce travail de réécriture à l’âge de 16 ans. A partir de ce moment et ce jusqu’à sa mort dans l’Himalaya à l’âge de 32 ans, il ne cessera de parcourir l’Inde, afin de transmettre son enseignement.

Son enseignement

Au VIIIème siècle, la religion hindoue connait une grande crise. Divisée en une multitude de dieux, de sectes, de cultes divers, les rituels archaïques ou dévoyés prônaient des sacrifices animaux et parfois même humains. Outre les querelles sanglantes entre les différents courants, une partie des fidèles commençaient à déserter les temples au profit du Bouddhisme, alors plus pacifique, tourné vers la pratique de l’amour et de la compassion. Shankara réformateur des textes védiques arrive à convaincre par son intelligence, ses capacités d’orateur et quelques miracles, les prêtres et les fidèles de l’hindouisme que les dieux ne demandent pas du sang sacrificiel. Les offrandes de fleurs, de lait, d’épices et d’encens par leur subtilité sont mieux accueillis par des dieux qui vivent dans des mondes éthérés. Face à la multitude des divinités qui s’affrontent, il enseigne la supériorité de Brahmâ comme principe divin unique. Il se base pour cela sur les commentaires novateurs qu’il fait des principales Upanishads*2 et de la Bhagavad Gita*3.

Son oeuvre

Shankar est le fondateur du courant dominant de la philosophie indienne: l’Advaita Vedanta, ce qui signifie « non-deux » connu également sous le nom de monisme. Pour ce courant philosophique tout se fond dans une seule et même énergie, notre ignorance est responsable de notre vision erronée de la réalité. Le principe divin se « partage en trois facettes : Brahmâ le créateur qui contient les deux suivants, Vishnou qui maintient et protège la création, Shiva qui détruit ce qui doit disparaitre.

A la fin de sa vie Shankar aura fondé 4 grandes écoles védiques aux 4 coins de l’Inde et 10 ordres monastiques pour les différents cultes aux dieux auxquels tenaient les hindous, encore en vigueur de nos jours.

Ses écrits : Outre la réécriture et les commentaires de l’ensemble des textes védiques, il est l’auteur d’un texte dans lequel il « résume » sa philosophie et sa vision spirituelle :
Vivéka chudamani : « le joyau suprême de la discrimination » (dans le sens clairvoyance entre le réel et l’irréel). Sous forme d’un dialogue entre le maître et son élève, ce dernier parvient au fil des questions réponses à atteindre la libération en prenant conscience de la non dualité. La question pivot du dialogue est : qui suis-je? Qui est ce « je » ? En expliquant qu’il n’est pas ce corps physique même s’il l’habite, qu’il n’est pas le mental, qu’il n’est pas le corps d’énergie, ni celui de connnaissance, ni celui de joie mais ce qui englobe tout et le transcende. Pour finalement atteindre l’état de « Sat- cit- ananda » : Etre (éternel équilibre) Esprit (conscience connaissance claire sans limite) Félicité (extase, Joie, plénitude sans condition). Il explique aussi dans ce texte que pour lui, le but ultime du yoga est de sortir le pratiquant de la dualité. C’est ce qu’il nomme la voie royale : Raja Yoga.

Citations de Shankar « La distinction entre le connaisseur, la connaissance et le connu n’existe pas pour le Soi suprême. Etant l’unique conscience et félicité, il brille par lui seul. » « L’état de « libéré » signifie que la personne sage, ayant abandonné ses limitations et qualités passées et acquérant les propriétés de l’être, de la conscience et de la félicité, atteint Brahman, de la même façon que la chenille devient papillon. »

Ses disciples Ramakrshna (1836-1886) et son disciple Vivekananda (1863-1902) qui fit connaitre la philosophie spirituelle de son maître en occident. Philosophie tirée de l’Advaita Vedanta, par laquelle il place la spiritualité et le principe divin au-dessus de toutes les religions. Ils développent le Bhakti yoga. Sri Aurobindo (1872-1950) poète, philosophe, yogi et homme politique indien. Il prône le yoga intégral. Ramana Maharshi (1879-1950) maître d’Advaita vedanta qui aura de nombreux disciples occidentaux.

Sylvie-Elisabeth Siegmann Source : http://4.bp.blogspot.com/-

1)Védas : Ensemble de textes révélés par l’audition aux grands sages indiens nommés Rishis. Signifie littéralement : vision, ce qui a été révélé. Ces textes ont été transmis oralement depuis leur origine. 2) Upanishads : signifie littéralement « assis par terre au pied du maître pour écouter l’enseignement ». Ensemble de textes philosophiques et mystiques de la littérature de l’hindouïsme qui furent transmis secrètement de la bouche du maître à l’oreille du disciple. Minimum trente siècles depuis leur origine.

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Film "Le Souffle des Dieux"

A voir au cinéma à partir du 14 mars





SEANCE SPECIALE LE MARDI 1ER AVRIL À 20H45 suivi d'un débat animé par Jean-Yves Deffobis, formateur IFY
Lieu : cinéma le Concorde Nantes


Plus d'informations sur    http://www.jupiter-films.com/film-le-souffle-des-dieux,43.php

Un grand maître : Tirumalai Krisnamacharya

Article paru dans le bulletin IFY Loire Océan de l'été 2013 






 

Vu par certains il était précis, intransigeant, d’une pensée rapide et pénétrante, d’autres ont ressenti une immense douceur remplie d’attention et de compassion. S BKS Iyengar,  S Pattabhi Jois, TKV Desikachar racontent comment ils se sont dépassés et sont devenus maître en Yoga  grâce à son impulsion bienfaisante.

 
S.T. Krishnamacharya, brahmane d’un mètre cinquante huit est né le 18/11/1888 dans un district du Karnataka en Inde. Sa mère lui donne ce nom en l’honneur du Seigneur Krishna, une des incarnations du Seigneur Visnu. Son parcours est un mélange de mythe, d’histoire et de symbole. A seize ans,  il fait un rêve étrange : son ancêtre  S. Nathamuni lui chante les enseignements originels du Yogarahasya (l’Essence du yoga , texte disparu il y a plus de mille ans.)
 


 
Le professeur
Philosophe, sanskriste, grammairien, Krishnamacharya est reconnu comme un spécialiste des rituels brahmaniques.  Sa présence influence ses contemporains par sa mémoire : textes de la tradition, Ayurveda, musique, astrologie, poésie. Il parle de nombreuses langues et pratique jusqu’à ses 101 ans la récitation des Védas.
Son chemin le guide auprès d’un yogi qui fait remonter son enseignement de maîtres à élèves depuis Nathamuni, saint yogi (980 ap JC).  Il apprend de lui le Hatha Yoga et ses applications thérapeutiques, durant 7 ans. Quand il est questionné sur la source de ses informations, Krisnamacharya répond : « C’est mon Maître qui me les a transmises ». Krisnamacharya n’a transmis que ce qu’il a vécu de ces pratiques. Tel est le sens de ACHARYA. 
Il a dit : « Le professeur de yoga enseigne ce qui est approprié à ses élèves et non ce qui l’intéresse lui-même». Ses élèves, de renommée internationale, ont reçu de lui un yoga qui leur est personnel. Ils auront eu pour tâche de poursuivre et d’enseigner leur pratique. 
 
Le Yogi
Alors qu’à son époque le yoga n’a pas bonne presse, Krishnamacharya passe sa vie à redonner à cette pratique sa noblesse et son utilité pour ses contemporains. Il révolutionne les milieux traditionnels en ouvrant la pratique aux femmes : « Elles portent la vie des générations futures, c’est primordial qu’elles pratiquent le yoga ». Il va influencer la transmission du yoga dans le monde. Il déclare en 1934 : « Le yoga doit s’adapter à l’individu et non l’inverse ».
 
Y a-t-il un style  de « yoga Krishnamacharya » ?
 
Le thérapeute
Son sens de l’observation et sa capacité à interpréter les textes et ses connaissances de l’ayurveda lui ont permis d’avoir des résultats exceptionnels et des guérisons auprès de tout public. Sa compréhension expérimentale des dosha, vata pitta kapha et le fonctionnement des organes et des nadis, combinés avec les effets de l’alimentation sur les énergies subtiles affinent son approche du corps. Les pratiques du son et du chant védique, les nombreuses pratiques de concentration et de méditation ont des effets sur le mental et son apaisement. Reconnu comme un médecin étonnant, pour lui la pratique des bandha peut venir à bout de très nombreux maux qui assaillent l’homme, mais il affirme que seul Dieu peut le guérir. Le yoga est une méthode pour permettre de retrouver la force auto-guérissante résidant au profond de chacun.
Pour cela Krishnamacharya préconise de tenir compte, afin établir une pratique correcte :
du lieu de naissance « desha », de l’état physique « deha, » de la saison « kala » de la profession « vrtti», des croyances « marga », des capacités «shakti », des attentes de la personne, d’ apporter des forces «  shaktikrama », de comprendre ce qui est subtil « adhyatmikakrama » et de réduire les gênes qui invalident « cikitsakrama ».
Le prânâyâma est utilisé pour allonger des temps respiratoires rythmés en détendant des zones corporelles grâce aux postures spécifiquement préparées.
Des visualisations favorisent une direction mentale harmonieuse  et l’optimise.
 
 
 
Krishnamacharya  nous laisse :
De nombreux poèmes chantés pour ses élèves, remplis d’enseignements et de bénédictions,
la manière de réciter des Véda suivant des règles du sanskrit transmise de bouches à oreilles de professeurs à élèves ainsi que les commentaires oraux des ces textes permettant l’approfondissement d’une quête vers notre soi-même et l’enseignement vivant au travers de ses élèves devenus professeurs porteurs de ses idées novatrices.
 

Pour Krisnamacharya la posture n’est pas envisagée isolément. Elle fait partie d’une composition d’âsana préparatoire. Sur des rythmes respiratoires, elle est maintenue un temps, comme une méditation, puis quittée avec des compensations : vinyasa.
Krisnamacharya a innové de très nombreuses modifications et variantes pour chaque posture, favorisant ainsi la concentration sans  cesse renouvelée.
La pratique judicieusement préparée produit comme effet des gestes symboliques et énergétiques, mudra et bandha. Le placement de la colonne vertébrale et la compréhension de l’inspiration et de l’expiration ont des répercussions sur le maintien  de la santé.
Krisnamacharya a remis en cause certaines pratiques yogiques : incorrectement pratiquées, sans tenir compte de la constitution ayurvédique de chacun, elles deviennent inutiles voire dangereuses.
Krisnamacharya n’a cessé de mettre en relation l’expérience du Hatha Yoga avec sa vision inspirée des Yoga Sûtra de Patanjali.
 
 
 

Références livres 
Le yoga Makaranda où sont consignés les enchainements pour s’introduire dans les âsana, 
Le secret du Yoga, Yogarahasya (reçu du Maître de la lignée des Acharya).

Article rédigé par Jean-Yves Deffobis
 
 
 
 
        
 
 
 
 

Trop occupé pour pratiquer le yoga dans un emploi du temps surchargé ?

Vos activités professionnelles sont prenantes, vos obligations personnelles vous mobilisent, votre agenda est chargé ? Comment parvenir à trouver un temps pour prendre soin de vous dans ces conditions ?

C'est pour répondre à ces contraintes fortes et donner une chance à tous ceux qui désirent découvrir et pratiquer le yoga malgré un emploi du temps serré, que je vous propose 2 créneaux hebdomadaires, le lundi et le vendredi, de 12 h 30 à 13 h 30, à Angers.
En une heure,  dans un espace uniquement dédié aux activités corporelles, calme et propice à la détente, vous aurez le temps de vous poser et de vous recentrer, en mobilisant à la fois votre corps, votre respiration et votre attention. Ces cours vous permettent de vous remettre en condition et de repartir reposé, pour vous préserver dans la durée. Donnés en milieu de journée, ils ouvrent un espace de liberté sans rien bousculer.
Matériel nécessaire aux séances fourni sur place. Stationnement facile autour du lieu de pratique.
 
Contactez-moi pour plus d'information

Saison de yoga 2014-2015 : L’atelier du yoga vous accueille

L’atelier du yoga réouvre ses portes pour une nouvelle saison de pratique, mercredi 1er octobre 2014.
Trois niveaux de cours sont proposés, adaptés aux pratiquants : grands débutants, débutants, intermédiaires-confirmés. Les séances invitent à travailler le corps dans sa globalité, en intégrant la respiration et l’attention, pour un véritable mieux-être dans le temps.

Les cours se tiendront le lundi et le vendredi en milieu de journée (nouveaux cours), et le mercredi en début de soirée.
Cliquez ici pour en savoir plus.

Qu'est-ce que le sanskrit ?

« En quelle langue avez-vous chanté ? » « Qu’est ce que le sanskrit ? »





Ces deux questions reviennent souvent aux au oreilles des professeurs de yoga qui récitent à leurs élèves le Yoga Sutra de Patanjali ou leur chantent des textes védiques et mantras. Eclairage sur la langue « des dieux » :
 

Un peu d’histoire


Le Sanskrit est une langue qui remonte à la haute antiquité et a été une des langues principales de l’Orient, notamment en Inde. C’est la plus ancienne langue de l’Inde. Le premier « document » écrit remonte au XIV avant J.C : le Veda, ensemble de textes et d’hymnes religieux, monument littéraire d’une immense richesse. Auparavant la tradition était surtout orale.
Impossible de parler du Sanskrit sans parler de Panini, le grand grammairien historique (entre IVème et VI siècle avant J.C) pour qui le sanskrit était la langue universelle, de toute l’humanité, sacrée entre toutes car transmise par les dieux eux-mêmes. Plus tard, le mythe attribue à Patanjali que les pratiquants de yoga connaissent bien, la transmission de la grammaire pour que les hommes se comprennent mieux. Plus proche de nous : «La langue sanskrite, quelque ancienne qu'elle puisse être, est d'une étonnante structure ; plus complète que le grec, plus riche que le latin, elle l'emporte, par son raffinement exquis, sur l'une et l'autre de ces langues, tout en ayant avec elles, tant dans les racines de mots que dans les formes grammaticales, une affinité trop forte pour qu'elle puisse être le produit d'un hasard.» déclarait William Jones, orientaliste du XVIII ème siècle.
De nos jours c’est une langue réservée au culte et à l’enseignement, bien que faisant partie des langues officielles indiennes.

Un peu de grammaire


Saṃ-skṛtá (« parfait » ou, plus exactement, « fait ensemble ») signifie « la langue parfaite, parachevée » Le sanskrit était utilisée dans toutes les régions de l’Inde et de nombreux textes védiques furent écrits en différentes écritures (sârâda, bangâlî, kannada…). L’usage de l’alphabet denâgarî employé aujourd’hui est dû aux colons anglais. Nâgâri est un mot dérivé de « brâhmi », « deva » dieu : l’écriture de Brahma (le dieu de la création). Cette langue était parlée surtout par les brahmanes (les religieux) en raison de sa complexité. La tradition orale permettait d’en garder le secret du sens entier, ésotérique et réservé à l’élite des disciples. N’oublions pas que le sens définitif d’un texte n’existe pas dans la tradition hindoue, il s’apprend par cœur par répétitions, il se médite et s’éclaircit peu à peu (exemple des Yoga Sutra).





Alphabet devanâgâri : La position de la langue pour la prononciation des lettres est très importante et d’une grande diversité (gutturale, palatale, cérébrale....sourdes ou sonores…non aspirée, aspirée…). Pour articuler correctement le sanskrit il faut donc bien ouvrir la bouche (regarder votre professeur quand il chante, c’est très instructif).
Ce langage composé de sons racines, est enrichi par des suffixes et préfixes qui permettent une grande créativité de sens et de mots suivant leur contexte. Des noms composés s’ajoutent les uns aux autres : un composé sert de base à un autre composé. C’est une langue précise avec une grammaire très codifiée. Le sanskrit comporte une telle quantité de mots simples et composés à deux ou trois termes qu’un dictionnaire commencé en 1939 n’était pas encore achevé à la fin du XXème siècle : dictionnaire d’au moins 100 000 pages, avec des millions de termes !
C’est la langue qui a la littérature la plus abondante du monde…

Beaucoup de persévérance

Voulez-vous apprendre le sanskrit ?
Il vous faudra une grande patience et persévérance si vous souhaitez l’apprendre comme un « pandit », érudit indien, dans le détail et la complexité de la structure. Vous pouvez vous inscrire à une université qui l’enseigne, commander une méthode sur internet, potasser les livres de grammaire… C’est l’aventure de plusieurs années d’un travail intense.

Voulez-vous être « imprégné » par le sanskrit ? Il vous suffit de répéter avec application les mots du texte ou de la formule (mantra) ou du yoga sutra, transmis par votre professeur. Au début, c’est une mixture assurée ! Ne vous découragez pas : une bonne stratégie est de répéter ce que vous avez compris, même un balbutiement. Vous allez approprier un mot, puis un autre, puis une « phrase »… et au bout du compte le sanskrit s’imprégnera dans votre mémoire, par « cœur ». Ce que vous aurez appris ainsi restera gravé dans votre mémoire comme dans un roc. Jouez le jeu, ne demandez pas tout de suite le texte écrit : l’écriture ne correspond pas toujours à la façon de prononcer et cela risque de vous décourager. Vous pouvez également « contempler » les mots sanskrits, sans chercher leur sens, observer les racines des mots (le plus intéressant à apprendre) et la construction grammaticale. Peu à peu, quelque chose se passera dans votre compréhension. Laissez vous imprégner par le sanskrit, par la vibration que cette langue majestueuse porte en elle. Faites vous confiance, méditez sur les yoga sutra I.12 et I.13 et pratiquez !

Agnès Moriconi
Enseignante de yoga à Nantes

Pour aller plus loin :


« Eléments de grammaire sanskrite – la langue des dieux « Vasundhara Filliozat (Agamat) « Grammaire du sanskrit » Jean Varenne (Que sais-je ?) Site de traduction devâgâri-anglais : http://spokensanskrit.de


Rencontres Nationales IFY 2013 à Merville

Rentrée hier soir de ces quatre jours intenses, je vous livre mes impressions « à chaud » :

J’ai aimé :

Le lieu :

La Maison Diocésaine d’Accueil de Merville, ancien Grand Séminaire de Philosophie, pour son calme, sa sérénité, son architecture, sa cour entourée d’un très beau cloître fermé, son jardin spacieux et paisible. Cet espace invite par lui-même à l’intériorité et au recueillement.

L’équipe organisatrice, « les écharpes vertes » de l’IFY Espace Nord :

Qui m’a impressionnée par sa disponibilité, par son accueil, par la fluidité de l’organisation. Je les remercie sincèrement pour le travail accompli pendant de nombreux mois qui a permis à tous de se rencontrer dans de très bonnes conditions. L’image de vos sourires m’accompagne encore.

Le thème : « Souffles » :

au cœur de la pratique du yoga, porteur d’énergie et d’inspiration, ce Souffle a vibré dans les pratiques, les ateliers, dans les temps de rencontres et bien entendu dans les cœurs.

L’organisation :

bien pensée, qui a permis à chacun de rencontrer 16 formateurs au travers des pratiques matinales et vespérales et des ateliers. J’ai trouvé exemplaires certains binômes de formateurs, qui bien que très différents dans leur vision de l'enseignement, se sont complétés grâce à leur écoute et respect mutuel. J’ai pu découvrir ou redécouvrir certains formateurs, avoir un aperçu de leur regard. Ce mode de fonctionnement est très pertinent. A refaire !

Les Thèmes Quotidiens: Liberté, Spiritualité, Expression et Santé :

A chaque jour son thème autour du Souffle, donnant accès à de nouvelles expériences. Quatre mise en lumière du Souffle, vue sous des angles différents. En ce qui me concerne une source d’inspirations pour les mois à venir.

Le Temps Privilégié :

où participants et formateurs se sont fondus pour une discussion spontanée. J’ai participé à ce temps le jour de la Spiritualité et notre groupe à échanger d’un commun accord autour de la question qui a émergée: « C’est quoi pour vous la spiritualité ? ». La discussion a fusé librement, questions et réponses, exemples, points de vue différents…Ce temps d’écoute et d’échange m’a paru profondément humain et vivant. Une belle idée à garder pour de prochaines Rencontres.

L’ambiance amicale :

Retrouvailles ou première rencontre, discussions, regards, échanges, sourires, rires, petites mésaventures de chambrées ou de pratiques, soirées, promenades dans le jardin, bières, pauses thé…Je garde le souvenir d’un sentiment général d’amitié et de joie qui ont animés cet espace temps de vie partagée…à presque 230 personnes.

Le respect et l’émotion :

De toute l’assemblée lors de la cérémonie anniversaire des 30 ans de l’IFY. J’ai été impressionnée par Michel Allibert, assis tranquillement et racontant avec calme et clarté le parcours de l’IFY. Impliquée personnellement dans la vie associative, ce que j’ai entendu de Michel m’a laissé une empreinte très forte, me donnant courage et détermination pour certainement longtemps ! J’adresse encore maintenant le silencieux respect de mon cœur à ces acteurs créateurs un peu « bohèmes ». Le psaume offert à Michel et à l’assemblée par Laurence Maman et Martin Neal a été un moment hors du temps. Quand les souffles deviennent un Souffle, cela donne un instant de silence et de partage total. Inoubliable.


Ce que je regrette :

Que la conférence, bien que confiée à une personne experte et qualifiée, n’aie pas été animée par un des formateurs IFY. J’aurai aimé que cet espace soit réservé pour un temps d’enseignement plus long que ceux des ateliers et avec pourquoi pas une pratique de yoga incarnant la conférence. Je soumets cette idée aux organisateurs des prochaines Rencontres.

Réunir tous les formateurs est très riche mais comporte l’inconvénient à mon sens de ne pas leur laisser suffisamment de temps pour bien exposer leur regard, leur enseignement et leurs pratiques. Je garde ces temps partagés avec eux à Merville comme des temps de découverte et des occasions de sentir leur accroche et leur approche.

Que ces quatre jours se soient passés à la vitesse de la Lumière ! Comme le temps d’un Souffle…

Photos de ces Rencontres : à venir.


 





Livre à lire


LE YOGA, UN TEXTE, UNE PRATIQUE
Paroles de formateurs IFY Editions : Les Cahiers de présence d'Esprit, dirigées par Béatrice Viard.

A l'occasion des rencontres nationales de l'IFY, en 2009, Béatrice Viard a demandé à l'ensemble des formateurs: "Comment texte et pratique se tissent et s'ensemencent réciproquement dans votre enseignement ?" Une même question, pour une grande diversité de réponses !

Cet ouvrage est l'occasion de découvrir toute la richesse de l'Institut Français de Yoga (IFY). En effet, si nos professeurs puisent à la même source, chacun apporte une teinte, une sensibilité différente à son enseignement. C'est ce qui permet à chacun de nous, élève ou enseignant de trouver à se "désalterer". Par cette lecture nous pouvons élargir notre réflexion sur le Yoga et son texte fondateur que sont les Yoga Sutrâ de Patanjali.

Chaque chapitre est indépendant, nous pouvons lire à loisir, selon le moment ,tel ou tel chapitre, et y trouver chaque fois une source de réflexion pour notre pratique personnelle.

LIVRE A LIRE

La maison et le monde de Rabindranath Tagore   

Inde 1905, Bengale.
En pleine crise d’antagonisme religieux entre musulmans et Hindous.
Deux hommes et une femme au cœur de l’histoire tourmentée d’un pays.
L’un de ces hommes est un « maharaja » propriétaire terrien et l’autre un leader du mouvement nationaliste bengale, tous les deux amis de longue date. L’épouse du maharaja est encouragée par son époux, érudit moderne et libéral, à sortir de sa condition de femme hindoue et à découvrir « le monde ».

Ce que j’ai aimé dans ce roman :

  • l’ambiance du « Zenana », la maison secrète des épouses, qui s’effiloche face au monde moderne
  • le récit à trois voix : chaque personnage fait le récit de ce qu’il est en train de vivre. Trois points de vue sur la même situation par trois personnages complètement différents.
  • l’ambiance indienne traditionnelle qui se heurte à un monde en plein bouleversement.
  • facile à lire, très prenant par son rythme


Tagore est considéré comme le plus grand poète indien du siècle dernier. Il m’a emmené dans son sillage par le rythme de ses phrases, ses images poétiques et ce mouvement si particulier que l’on retrouve partout en Inde.

A déguster d’un trait !

 A noter : ce superbe roman a été adapté au cinéma deux fois par le réalisateur indien Satya Ray.
Extrait de la vaste bibliographie de Tagore (poésie, essais, romans…)

  • Gitanjali ,Prix nobel de littérature, traduit par Gide sous le titre « L’offrande lyrique » (amateurs de poésie, à ne pas manquer !)
  • Gora roman politique sur l’Inde
  • Kacha et Fevayani

Agnès