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9 Déc 2017 - 15:00 | ATELIERS YOGA ET MANDALA
11 Fév 2018 - 09:00 | Atelier de yoga et ayurvéda
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Le yoga, vous y pensez ? Et si vous vous (re)lanciez ? Saison de yoga 2017-2018 à Angers - Ouverture des inscriptions

Cliquez sur l'image pour accéder au site de L'atelier du yogaLe yoga est une pratique qui fait parler d'elle depuis de nombreuses années. Bien au-delà du phénomène de mode, cette discipline s'est installée dans la durée. Offrant l'occasion rare de pouvoir consacrer du temps à soi-même, elle ouvre aussi la possibilité à chacun de se (re)prendre en main, de se (re)découvrir, de (re)devenir acteur de sa santé et de sa vie. Si les bienfaits se ressentent à chaque séance, la pratique régulière permet d'inscrire dans la durée un équilibre et un contentement souverains, dans des modes de vie qui nous conduisent souvent à puiser dans nos réserves et à nous disperser.

Le yoga ne se regarde pas, il ne se décrit pas, il ne se comprend pas. Il vient de l'expérimenté, du ressenti, de l'intérieur. L'atelier du yoga vous propose 3 cours hebdomadaires pour vous permettre de vous initier à la pratique du yoga (ou de la reprendre :-)). Les inscriptions à la saison 2017-2018 sont d'ores et déjà ouvertes. Les cours reprendront la 3e semaine de septembre 2017. Pour toute question ou demande d'information, contactez le professeur, sans engagement.

Le yoga? pour respirer!

 Respirer, une action que nous faisons naturellement sans y penser souvent .Voilà, une fonction du corps qui pour la plupart d'entre nous ne pose pas de problème. on peut avoir une migraine, du mal à digérer, des rhumatismes dans le genoux, une maladie chronique... Mais on continue à respirer...Evidemment! pour vivre difficile de faire autrement.
Il faut se mettre à monter les escaliers en courant, marcher contre le vent, avoir un gros rhume ou nager une longueur de piscine sans sortir le bout d'une narine pour se rendre compte que c'est essentiel à notre survie et qu'il n'est pas aussi aisé qu'il en a l'air....L'air ... Justement, le langage courant est rempli d'expression qui en parle : "manquer d'air", ou ne pas en manquer ...avoir besoin d'air, prendre un bol d'air, plus trivialement : pomper l'air...Ou bien encore avoir "besoin de souffler", être à "bout de souffle", trouver" un second souffle"...Et encore :" laisser respirer l'autre", mentir comme on respire...
Ainsi chaque mouvement mécanique de nos poumons auraient un sens plus profond, comme un écho de bien/mal être dans la relation à nous même? une notion d'espace intérieur, mais aussi dans ce qui nous lie aux autres, au monde?
C'est dans ce questionnement que le yoga trouve sa place, par rapport à d'autres disciplines corporelles ou sportives. pour un coureur de fond, unn nageur par exemple, le souffle et l'oxygène qu'il apporte sont comme le carburant du corps qui accomplit une performance : avant de lui prêter une qualité on lui octroie une valeur quantitative : avoir du souffle.
Dans une pratique de yoga peu importe d'avoir du souffle, on tente d'être avec son souffle. Notre respiration est bien plus qu'une quantitié d'air, elle a d'abord une qualité : ressentons- nous un stress? sommes nous fatigués? nous sentons nous observés?sommes nous euphoriques ou tristes? En un instant le rythme respiratoire se modifie...Difficile d'inspirer ou d'expirer...Sommes-nous calmes, sereins, souriants? la tempête cesse. Avant que l'information n'arrive à notre mental qui va l'interpreter parfois (souvent?) fallacieusement, notre repiration instinctivement nous apporte la juste réponse. En prenant soin de l'entendre c'est un peu de lucidité, de clarté gagnées dans nos postures de yoga mais aussi dans toutes celles que nous prenons dans notre quotidien.
Cet espace intérieur à la fois vide et plein ne se vit pas seulement sur le plan physique. Mais aussi sur un plan "énergétique, puis psychologique. Dans une inspiration ou une expiration peuvent surgir des impressions associées à des émotions, elles même associées à es souvenirs que l'on croyait parfois avoir perdus.
C'est qu'une autre énergie entre en jeu : une énergie sensible, celle de la Vie. Comme le souffle que l'on croit entendre en collant notre oreille à un gros coquillage, il y a ce Souffle qui parcourt toute chose. Nous nous croyons "coupés", alors que nous ne cessons jamais d'être en reliaison avec l'univers. Comme par un fil nous voilà toujours entre inspir et expir reliés à la Vie. En venant au monde, le bébé fait le geste le plus important de sa vie : il inspire et "emprisonne " en lui à cet instant, physiquement cette parcelle d'Energie. le yoga nous invite au travers des asanas, à nous relier à cet instant primordial et à goûter la joie de ce "morceau" de Vie qui nous est confié.
Pratiquer le yoga, ce n'est pas seulement respirer consciemment pour se sentir mieux, c'est prendre conscience que nous sommes la Vie et la Joie, elle même.
Sylvie-Elisabeth Siegmann
 

Toutes les (bonnes) raisons de vous (re)lancer dans la pratique du yoga dès la rentrée 2016

Que vous ayez déjà suivi des cours de yoga ou que vous n’ayez jamais posé les pieds sur un tapis, commencer ou reprendre la pratique du yoga : c’est s’occuper (enfin) de soi.
 
Sentiment d’être débordé(e) ? Tensions physiques ou douleurs corporelles* ? Ruminations mentales* ? Difficultés à savourer le moment présent ? Appréhension de l’avenir ? Ou simplement le désir pressant de mieux vivre toujours ? Ce rendez-vous régulier avec vous-même sur le tapis, vous permet de (re)devenir acteur de vous-même et de votre santé, pour un meilleur équilibre sur tous les plans : c’est essentiel dans une époque qui nous sollicite et nous interpelle de manière croissante.
 
Au-delà des propositions qui foisonnent et des techniques qui s’en inspirent, la méthode de yoga proposée à L'atelier du yoga s’appuie sur une tradition plurimillénaire, adaptée au mode de vie occidental, et respectueuse des besoins, des capacités et des rythmes de chacun. Quels que soient votre âge, votre parcours, votre mode de vie et votre condition physique, ce yoga est fait pour vous. A L'atelier du yoga vous trouverez plusieurs cours de yoga à Angers (49) pour vivre cette expérience unique qu’est le yoga :
 
Vos soirées et vos fins de semaine sont très occupées ?
  • Le cours du lundi de 12 h 30 à 13 h 30, au Quart’Ney à Angers, est fait pour vous si vous êtes débutant(e)
  • Le cours du vendredi de 13 h 30 à 13 h 30, au Quart’ney à Angers, vous attend si vous êtes pratiquant(e) de niveau intermédiaire.
Votre planning est trop chargé dans la journée ?
  • Le (nouveau) cours du jeudi de 19 h 15 à 20 h 15, proche du lycée Chevrollier et de la gare d'Angers, pourrait vous convenir, que vous soyez de niveau débutant ou intermédiaire.
Envie d’une alternative naturelle à votre équilibre de femme (ça, c’est pour les femmes donc :-)) ?
  • Le yoga thérapeutique hormonal (méthode Dinah Rodrigues) peut vous intéresser, enseigné en mini-stages.
Pour en savoir plus et connaître la bonne formule, c’est simple
et sans aucun engagement.

Seul une pratique régulière permet d’obtenir des effets qui s’inscrivent réellement dans la durée.
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ENSEIGNEMENT / Le Yoga Sutra de Patanjali

ENSEIGNEMENT : Le Yoga Sutra de Patanjali - Article paru dans le journal IFY Loire Ocean  décembre 2012




"CITTA"

Que voyons-nous ?

QU'EST-CE QUE LA CONSCIENCE ?

comment fonctionne notre mental ?

Question d'un élève :

"Comment arrêter le petit hamster là-haut qui tourne dans sa cage ?"
"je cogite, je rumine, je crois que, je pense que, je fais des films..."
Comment calmer cet état d'esprit ?

Définition de Citta :

dérivé de la racine sanskrite CIT qui signifie "conscience libre de toute condition"
CITTA désigne notre mental conditionné par l'éducation, la religion, la culture, nos habitudes ...


Dans la tradition :

CITTA est comme un lac tourmenté par le vent. Le dessus est perturbé même si en dessous le fond est calme. Le mental agité voile le fond du lac empêchant de voir CIT, la conscience libre.

Autre image de la tradition :

Le mental est comme un petit singe piqué par une abeille : il saute partout !

Outils de perception :

Nos cinq sens offrent la possibilité de percevoir le monde et de nous percevoir nous-mêmes à travers nos sensations, émotions et sentiments.
Le Yoga Sutra expose que notre mental CITTA est perturbé par notre distraction (Viksepa) entraînant des "fluctuations" au-dessus et aussi au fond du lac :

  • le raisonnement (Pramana) en lien avec les cinq sens, ce que je perçois par mes sens, ma sensorialité
  • la conception erronée (Viparyaya), ma perception est-elle juste ?
  • l'imagination (Vikalpa), illusions, création, mes films intérieurs
  • le sommeil profond (Nidra), comment est mon sommeil ? récupérateur ou pas ?
  • la mémoire (Smrtti), mes savoirs, acquis, souvernirs ...
CITTA est un outil de perception qui nous permet d'entrer en relation et en communication. Comment est mon outil ? Toujours en mode automatique ?

Quotidien :

  • A : bien que randonneuse chevronnée, arrive à se perdre en suivant ses cartes : des rêveries intempestives l'entraînent dans le mauvais sens. Plus concentrée A trouve de suite son chemin et évite des kilomètres inutiles
  • C : enseignante, se présente à son RdV de 11h .. avec 24h d'avance ! La prochaine fois C regardera son agenda avec soin avant de se déplacer
  • M : mère de famille, en retard pour l'école, cherche la clé de la voiture. Sac, clou de l'entrée, poches ... La clé est restée sur la voiture ! M décide de la ranger dans une petite poche de son sac à main à chaque fois pour éviter cette situation très désagréable.

Sur le tapis :

  • N : en posture debout, s'aperçoit qu'elle a les yeux fermés alors que le professeur demande à chaque fois de garder les yeux ouverts.
  • J : réalise que sa pratique s'individualise de plus en plus au fur et à mesure des cours collectifs. J reste dans ses propres capacités sans s'occuper de ce que font les autres élèves
Et vous constatez-vous des pensées pendant votre pratique ?

Citation :

"L'esprit est difficile à maîtriser et instable. Il court où il veut. Il est bon de le dominer.L'esprit dompté assure le bonheur" Boudha

"Le mental intuitif est un don sacré et le mental relationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don" Albert Einstein

YOGA SUTRA 2 Chapitre 1

Yogah citta vritti nirodhah
Le yoga permet l'arrêt des fluctuations du mental

Je suis ce que je pense, je pense ce que je suis, je deviens ce que je pense.
Comment agir alors ?

Dans le prochain article :

Comment concrétiser ma pensée ?


Secouer l'arbre du Yoga par T.K. Sribhashyam





Secouer l'arbre du yoga


Rencontre avec T.K.Sribhashyam, fils de T.Krishnamacharya

T.K .Sribhashyam reste une figure méconnue du yoga en France, où il vit pourtant depuis plus de 40 ans. Le documentaire « Le souffle des dieux », lui a donné la parole aux côtés de BKS Iyengar et de Pattabhi Jois. C'est à Cimiez, sur les hauteurs de Nice, où il est installé avec sa femme française, que nous l'avons rencontré.
La vie de Sribhashyam est depuis toujours liée à l'univers du yoga que son père lui a transmis dans l'enfance et que lui même a commencé à enseigner en Inde, à Madras, dans les années 60, avant de venir en France. Son point de vue sur la transmission du yoga en Occident est très clair : cette transmission n'a pas encore eu lieu et reste à venir. C'est maintenant à l'Occident de « secouer l'arbre du yoga » pour qu'il donne ses fruits.

Un septuagénaire joyeux

Rencontrer Sribhashyam, c'est rencontrer un septuagénaire joyeux... et un peu désabusé quant à la transmission du yoga à l'Occident jusqu'à présent. Pour lui, cette transmission s'est construite sur une sorte de méprise historique et l'Occident ne sait toujours pas ce qu'est réellement le yoga. Cette méprise a reposé sur un consensus accepté aussi bien par les enseignants indiens que par les premiers Occidentaux ayant découvert le yoga. Et c'est ainsi que l'Occident a assimilé le yoga aux postures qui ne sont pourtant qu'un des aspects, une seule des branches de l'enseignement du yoga.

Les origines du yoga

Pour comprendre comment le yoga est venu en Occident, il faut remonter loin, bien avant l'indépendance de l'Inde. Les Anglais avaient alors imposé une sorte de couvre-feu sur la pensée indienne en cherchant à diffuser leurs propres croyances par les missionnaires chrétiens. Les Indiens sont alors devenus méfiants par crainte d'être réprimés. Cela a abouti à une forme de « secret » indien dans la diffusion de la pensée   védique qui peut s'expliquer de deux manières. D'abord, selon la tradition, le yoga ne s'enseigne pas à n'importe qui mais doit correspondre à une quête profonde et sincère d'un enseignement avant tout spirituel ; et ensuite, la crainte de représailles.
Aussi quand les Occidentaux, toujours attirés par ce qui est nouveau, ont découvert un éventail de postures corporelles qu'ils ne connaissaient pas, cela a « arrangé » les Indiens de laisser penser aux Occidentaux que le cœur du yoga était représenté par des postures difficiles comme sirsasana (la posture sur la tête) ou padmasana (le lotus) et qu'ils en viennent même à assimiler le yoga au challenge de ces postures ! Selon Sribhashyam, l'Inde s'est alors dit intérieurement : l'Occident n'est pas prêt pour apprendre autre chose.

Une quête existentielle reposant sur la dévotion

En Inde, surtout à cette époque, raconte Sribhashyam, il en allait tout autrement. Les gens avaient l'habitude de pratiquer certains exercices quotidiens de gymnastique et s'ils allaient trouver un professeur de yoga c'était après une longue réflexion car ils savaient ce que cela impliquait. C'était un engagement ayant pour but d'assouvir une quête existentielle reposant sur la dévotion. C'est le fondement de cette quête, son cœur, c'est là qu'elle trouve son enracinement. Les asanas ne sont qu'un moyen. Pour Sribhashyam, à partir de ce moment, il y a eu comme une scission  entre « un yoga avec » et « un yoga sans » (Dieu). C'est à dire un yoga très traditionnel en Inde où rien ne se fait sans prière et un yoga qui est venu en Occident dans lequel l'aspect physique est prépondérant. D'ailleurs, beaucoup des premiers enseignants de yoga en Occident avaient pratiqué auparavant la gymnastique suédoise et avaient des corps souples et entraînés.
Sribhashyam a été confronté lui-même dans sa vie à cette double approche. En effet, après avoir fait des études commerciales en Inde et travaillé dans le management, il a également commencé à enseigner le yoga dans les années 60 à Madras. Parmi ses élèves, il avait beaucoup de disciples occidentaux. Quand, en 1969, il a reçu une bourse américaine pour poursuivre ses recherches liées au yoga et qu'il a eu le choix du pays où s'installer, il a choisi la France car il y avait des élèves très motivés. Mais quelle ne fût sa surprise et sa déconvenue de constater que l'écoute sur place y était toute autre et qu'on l'empêchait en quelque sorte de replacer l'enseignement des asanas dans l'approche globale dévotionnelle du yoga.
On lui donnait la parole à condition qu'il ne parle ni de philosophie ni de spiritualité. C'était peu après 1968. Encore aujourd'hui, il a l'impression que les Français pensent que parler de Dieu est devenu une faiblesse. Il a constaté que cette réserve fondamentale vis-à-vis de la religion était particulièrement marquée en France par rapport aux autres pays européens où il s'est déplacé comme la Suisse, l'Italie, l'Allemagne ou les pays nordiques. C'est devenu pour Sribhashyam un obstacle dans l'enseignement du yoga et il n'a pas pu mener les recherches qu'il escomptait. Le succès du yoga est allé vers une orientation de plus en plus physique qui faisait plaisir aux élèves. Alors qu'autrefois, en Inde, ce n'était pas le nombre d'élèves qui faisait la valeur de l'enseignant mais ses connaissances, ce qu'il donnait. Tel l'exemple tutélaire de son père T. Krishnamacharya.

L’optimisme de Sribhashyam

Mais qu'en est-il à présent, alors que le yoga est devenu à la mode depuis surtout 10 ans ? Et là, Sribhashyam se montre très optimiste et espère beaucoup des femmes. Certes, on ne sait pas ce que nous réserve l'avenir et si l'Occident qui aime toujours le changement va garder son attachement pour le yoga. Mais, si c'est le cas, les femmes peuvent y jouer un rôle déterminant. On sait qu'elles sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à pratiquer le yoga. Et leur motivation est souvent différente. Selon l'expérience de Sribhasyam, elles perçoivent qu'il s'agit d'autre chose que d'un développement purement corporel. Elles ont souvent une quête intérieure que le yoga leur permet d'épanouir. Pour Sribhashyam, si seuls les hommes avaient pratiqué le yoga en Occident, il serait devenu un « sacré sport » et rien d'autre. C'est grâce aux femmes que la « face cachée » du yoga commence à apparaître. Pour cela, pour redonner au yoga sa vraie valeur, il faudrait que l'Occident retrouve sa curiosité et ne reste pas dans « le confort » de l'apprentissage de certaines sensations physiques et corporelles. L'Occident doit secouer l'arbre du yoga. Et Sribhashyam répète : pourquoi l'Occident, réputé si curieux, n'a-t-il pas envie d'en savoir davantage ? Va-t-il sortir de sa léthargie ? Oui, il est temps : il faut secouer l'arbre du yoga pour qu'il puisse ici, en Occident, donner ses fruits et laisser s'épanouir son vrai but : la paix mentale.

T.K.Sribhashyam a fondé l'école de yoga Yogakshemam. Il a publié en français Emergence du yoga etLa voie de la libération, un itinéraire dans la philosophie indienne aux éditions Yogashemam.

Tiré de l'article de Esprit Yoga de Juin 2015, merci Béatrice Boyer pour le partage de ce témoignage intéressant.
 


Saison de yoga 2015-2016 : prenez soin de vous toute l’année, dès maintenant !

Les vacances tout juste passées, vous vous sentez plus reposé et prêt à reprendre un rythme plus soutenu, tant sur le plan professionnel que personnel. Au fil du temps, vos ressources personnelles peuvent pourtant être mises à rude épreuve, lorsque les obligations et les engagements se cumulent, et se traduire par un état d'être moins favorable.

En choisissant de vous engager dans une pratique régulière du yoga, vous vous donnez les meilleures chances de garder sérénité et santé tout au long de l'année. Une heure de pratique hebdomadaire vous ouvre un temps propre, un temps pour pouvoir vous poser, vous rassembler, vous retrouver, et ainsi préserver et améliorer votre condition physique et mentale.

Que vous soyez débutant ou plus expérimenté, des cours vous sont proposés à Angers (49)*, en milieu de journée, pour que vous puissiez intégrer cette pratique sans bousculer votre agenda personnel ou professionnel.

Pour toute question sur la méthode de yoga ou les conditions de pratique, ou obtenir des précisions sur les tarifs et les modalités d’inscription, contactez-moi, sans engagement de votre part.

La saison 2015-2016 de L'atelier du yoga commencera lundi 28 septembre 2015. Inscrivez-vous dès maintenant !

*En centre ville, à coté de la place Ney, accès facile et parkings à proximité.
 

KAMA, le désir

KÄMA Le désir, en français. Mais cette traduction a-t-elle le même sens qu’en sanskrit ?
Comme à mon habitude quand je fais une recherche sur un thème, je descends les dictionnaires des étagères. Le Larousse ne m’a pas apporté plus que ce que je devinais déjà :
Désir, action de désirer, c’est-à-dire
     1. de souhaiter la possession ou la réalisation de.
     2. Eprouver un désir physique, sexuel à l’égard de quelqu’un.
Jusque-là, tout va bien, j’avais compris le terme.


Le Dictionnaire Historique de la Langue Française apporte un éclairage particulièrement intéressant sur la construction et l’histoire du mot désir jusqu’à nous.
Désirer vient du latin desiderare, construit avec le privatif de et sideris venant de sidus : les astres. Le verbe latin signifie littéralement « cesser de contempler (les étoiles) », d’où moralement « constater l’absence de » avec une forte idée de regret. L’idée première de « regretter l’absence » s’est effacée derrière l’idée positive et prospective de « chercher à obtenir, à souhaiter » C’est ce sens, déjà usuel en latin, qui est passé en français, avec une spécialisation supplémentaire dans un contexte galant pour « aspirer aux faveurs d’une femme ».
Ainsi donc, quand on est coupé d’avec les étoiles on cherche à les retrouver ? Comme le paradis perdu ?
Et c’est le désir qui va nous mettre en route ?
Voyons cela plus en détail.

Le dieu Kama.


Sans doute le plus ancien des dieux, Kâma a fait surgir dans l’esprit du créateur le désir d’autres êtres. Kâma est un beau jeune homme, monté sur un perroquet, armé d’un arc fait de canne à sucre et de flèches faites de boutons de lotus. Il est accompagné de son épouse Rati, la volupté.
C’est le temps où Shiva s’est retiré dans l’Himalaya pour méditer et observer une continence totale et une ascèse profonde à la suite de la mort de Sati qui s’est immolée parce que son père désavouait son attachement à ce dieu turbulent. Sati renaît en Parvati, et est toujours amoureuse de Shiva. En silence elle s’installe auprès de lui. Elle espère attirer son attention et gagner son amour, pour cela elle pratique les mêmes exercices, suit les mêmes rites que lui.
Mais c’est aussi le temps où le monde est menacé par Taraka, un démon à qui Brahma a accordé l’invulnérabilité. Seul un descendant de Shiva pourrait le détruire. Mais comment faire, puisque Shiva médite et médite encore.
Les dieux font alors appel à Kâma, qui se rend auprès de Shiva accompagné de Rati son épouse. Après avoir trompé Nandin, (le gardien de la porte qui protège l’ascétisme de Shiva) en se transformant en une brise parfumée, il reprend sa forme habituelle, guette Shiva pendant 60 millions d’années et décoche sa flèche. Shiva ouvre les yeux, voit enfin Parvati et est empli de désirs pour cette belle femme à l’attitude si pure. Courroucé d’être interrompu dans sa méditation, il comprend que c’est le fait de Kâma, il le découvre et le réduit en cendres. Mais il se tourne quand même vers Parvati et lui promet d’accomplir son vœu le plus cher. Parvati répond : « Que Kama vive et chauffe le monde !
Shiva et Parvati s’unissent, un fils, Kumara, naît de cette union, et mettra à mort le démon Taraka. Kâma a bien rempli sa mission. Il vivra puisque Shiva l’a promis, mais sans corps.

A la lumière de cette légende ou plus précisément allégorie, nous percevons bien les deux éléments existants déjà, mais qui côte à côte ne donnent rien, si ce n’est l’attente : Shiva en tant que conscience pure, semence première, essentielle ou principe masculin et Parvati que je vais traduire en Shakti, puissance de créativité, de fécondité ou principe féminin.
Dans le samkhya dont s’inspire le yoga, ces deux principes fondamentaux sont respectivement nommés Purusha et Prakriti.

Kâma porte de nombreux autres noms qui sont très éclairants sur son mode d’ action.
Dipaka (l’Allumeur) ; Gritsa (le Pénétrant) ; Mayi (le Trompeur) ; Mara (le Destructeur) ; Ragavrinta (le Chemin de la passion) ; Titha (le feu) ; Ananga (Sans corps).
Avec des qualificatifs comme ceux-là, il n’est plus possible de remplacer désir par envie, ce qui se fait souvent dans le langage courant.

Kâma n’a plus de corps, justement cela lui permet d’être et d’agir partout dans le monde sans être vu. Il est pénétrant, s’immisce ainsi profondément dans toutes les strates de l’individu. Il met parfois du temps à se révéler, mais il est là depuis toujours, attend que l’on soit prêt à le reconnaître (60 millions d’année pour Shiva !)
Il est le feu de la vie, celui de la transformation et celui qui réchauffe, l’énergie qui permet une mise en marche vers une autre personne, un objet, une action, plus de spiritualité. Il nous fait parfois prendre des virages à 180°, surtout aux environs de la quarantaine, ou au détour d’un évènement. Alors nous sommes comme portés, les obstacles ne nous font plus peur. Le mot qui convient le mieux pour définir cet état est « enthousiasme », du grec enthousiasmos : transport divin. Voilà une aide tout à fait appropriée pour nous rapprocher des étoiles que nous regrettions de ne plus voir. Sur ce chemin de la passion (raga) certains se rendent compte d’avoir pris des vessies pour des lanternes, d’autres n’ont peut-être pas la structure émotionnelle, affective ou spirituelle suffisamment stable pour éviter la destruction. Je pense à certains grands artistes comme Camille Claudel ou Vincent Van Gogh.

Nous sommes issus de la Création, de la fusion des deux entités Shiva et Shakti et ne sommes pas des dieux, mais des êtres vivants de par notre corps, notre mental et notre spirituel. Et toute notre recherche en yoga est issue du désir de retrouver cette fusion entre ces deux principes, de nous relier (étymologie du mot yoga) à la Création.
Désir de grandir, d’apprendre ; désir d’être autonome, d’être reconnu parmi les siens ; désir d’être accordé avec soi pour connaître la paix.

Et quoi de plus simple pour se relier que d’utiliser nos sens dont la fonction est justement d’établir le lien avec l’extérieur. C’est ainsi que les enfants apprennent le monde, et plus nous les développons, plus notre perception sera large et juste. Retrouvons cet enthousiasme et l’émerveillement des découvertes de l’enfance. D’autant que le désir est associé au plaisir : l’épouse du dieu Kâma n’est-elle pas la volupté ? Si le plaisir n’est pas suffisamment nourri, il y a frustration, aigreur, dessèchement…
Plaisirs des sens ? Facile ! Et pourtant, comme il est difficile de les vivre ou d’en parler sans crainte d’être jugé. Nos religions ont laissé des traces tenaces dans notre mode de pensée à propos du plaisir et de la sensualité. Toutefois pour mériter tout son sens dans notre quête de l’Unité, il y a une restriction à lui imposer : Ahimsa, (ne pas nuire.) et une obligation : celle de nous ouvrir à plus grand.

Plaisir du toucher, toucher et être touché. C’est dès la naissance que ça commence. En Inde et en Afrique, les mères massent beaucoup les enfants, pour « les finir » disent les africaines. Un bébé nourri convenablement, mais insuffisamment touché avec bienveillance, ne va pas se développer correctement ; il peut même se laisser mourir. Plaisir de la caresse amoureuse qui met tout notre système sensoriel en émoi, et celui du massage qui nous met en paix quand il est reçu dans la sécurité. C’est un plaisir très intime, d’où la nécessité du respect de l’autre, car celui-ci est tout proche.
Plaisir du goût, surtout quand il est déjà introduit par l’odorat ou la vue, voire les deux. Et on peut faire durer le plaisir en mâchant lentement, le goût occupe alors toute la bouche et laisse entre percevoir d’autres nuances. Ce qui a l’avantage de se sentir nourri sans s’alourdir. Quel déplaisir de manger quand on a un rhume et qu’on n’a plus le goût des aliments !
Regarder un ciel, un paysage, sans jugement (il fait trop chaud ou trop froid, l’arbre est de travers, c’est plus beau que là-bas…) Regarder, en conscience, entraîne à voir. L’arbre n’est plus seulement un volume dans le paysage, mais un élément vivant lui aussi, issu de la Création. Ce n’est plus alors de la rêvasserie.
L’ouïe. Ce sens qui nous ouvre à l’espace. On entend à 360° alors qu’on ne voit qu’à 150° (à moins de tourner la tête). Ecouter les bruits environnants à un effet magique : au niveau physique, cela détend les muscles du visage et la mâchoire, et sur un plan plus large, cela nous ouvre à plus loin, plus grand et étonnamment, nous recentre. Toutes les cultures ont développé la musique et le chant. Ils accompagnent les moments importants de notre existence et imprègnent notre mémoire. Suivant nos affinités, nos goûts nous pouvons faire appel à eux pour nous faire du bien.



Devenu plus grand, du moins en âge, se présente le désir des biens matériels. Qui peut prendre l’aspect d’une course à la possession de toujours plus. Mais ce qui émerge dans ce désir est celui d’être reconnu socialement, d’être responsable envers les besoins de sa famille, d’être respecté dans son travail. Et si ce désir n’est pas satisfait, il s’ensuivra une sensation d’insécurité voire d’infériorité.
C’est aussi à cette époque de l’âge adulte que se présente le désir de changer de vie, quelque chose à l’intérieur nous propulse vers un autrement. Transmettre le yoga a résulté pour moi de ce processus. L’idée m’est venue d’un coup (comme un coup de foudre, et d’ailleurs mon cœur s’est mis à battre très fort) par un concours de circonstances et m’a tenue éveillée pendant trois nuits jusqu’à ce que je reconnaisse son évidence derrière son caractère impérieux. Et tout s’est mis en place, comme dans un rêve. Cela fait 23 ans.
De même sur le plan de la spiritualité, c’est le désir qui nous mène à des pratiques nous permettant de progresser et de nous élever. Et là-aussi, dans le plaisir, celui de découvrir cette liberté respiratoire qui délie le corps et le cœur, celui de vivre, ce que j’appelle des instants d’éternité et qui sont des instants de grande présence à de simples choses. Les yoga-sutra ne parlent pas de Kâma, mais de quelque chose qui y ressemble fort. Ashisha, YS IV.10 La pulsion de vie. Mais si les yoga-sutra ne traitent pas du désir, ils parlent de fusion : samprayoga, la fusion avec la divinité d’élection. YS II.44 Et Samprayoga est le titre du dernier livre du Kâma-sutra.

Bibliographie : Yoga sutra de Patanjali
                            Le Grand Larousse des Mythologies du Monde
                            Amour, Passions et Spiritualité. Daniel Odier.

Photos :   Représentation de Kama dans le grand Larousse des Mythologies du Monde
                 Reflets et réflections. Crépuscule sur le lac de St Aignan de Grand lieu .


KAMA, le désir

Kama, le désir, en français. Mais cette traduction a-t-elle le même sens qu’en sanskrit ?
Comme à mon habitude quand je fais une recherche sur un thème, je descends les dictionnaires des étagères.
Le Larousse ne m’a pas apporté plus que ce que je devinais déjà :
Désir:  action de désirer, c’est-à-dire:
         1. de souhaiter la possession ou la réalisation de.
         2. éprouver un désir physique, sexuel à l’égard de quelqu’un.
Jusque-là, tout va bien, j’avais compris le terme.
Le Dictionnaire Historique de la Langue Française apporte un éclairage particulièrement intéressant sur la construction et l’histoire du mot désir jusqu’à nous.


Désirer vient du latin desiderare, construit avec le privatif de et sideris venant de sidus : les astres. Le verbe latin signifie littéralement « cesser de contempler (les étoiles) », d’où moralement « constater l’absence de » avec une forte idée de regret. L’idée première de « regretter l’absence » s’est effacée derrière l’idée positive et prospective de « chercher à obtenir, à souhaiter » C’est ce sens, déjà usuel en latin, qui est passé en français, avec une spécialisation supplémentaire dans un contexte galant pour « aspirer aux faveurs d’une femme ».
Cela veut donc dire que quand on est coupé d’avec les étoiles on cherche à les retrouver ? Comme le paradis perdu ? Et c’est le désir qui va nous mettre en route ? Voyons cela plus en détail.

 

Sans doute le plus ancien des dieux, Kâma a fait surgir dans l’esprit du créateur le désir d’autres êtres. Kâma est un beau jeune homme, monté sur un perroquet, armé d’un arc fait de canne à sucre et de flèches faites de boutons de lotus. Il est accompagné de son épouse Rati, la volupté. C’est le temps où Shiva s’est retiré dans l’Himalaya pour méditer et observer une continence totale et une ascèse profonde à la suite de la mort de Sati qui s’est immolée parce que son père désavouait son attachement à ce dieu turbulent. Sati renaît en Parvati, et est toujours amoureuse de Shiva. En silence elle s’installe auprès de lui. Elle espère attirer son attention et gagner son amour. Pour cela elle pratique les mêmes exercices, suit les mêmes rites que lui. Mais c’est aussi le temps où le monde est menacé par Taraka, un démon à qui Brahma a accordé l’invulnérabilité. Seul un descendant de Shiva pourrait le détruire. Mais comment faire, puisque Shiva médite et médite encore. Les dieux font alors appel à Kâma, qui se rend auprès de Shiva accompagné de Rati son épouse. Après avoir trompé Nandin, (le gardien de la porte qui protège l’ascétisme de Shiva) en se transformant en une brise parfumée, il reprend sa forme habituelle, guette Shiva pendant 60 millions d’années et décoche sa flèche. Shiva ouvre les yeux, voit enfin Parvati et est empli de désir pour cette belle femme à l’attitude si pure. Mais courroucé d’être interrompu dans sa méditation, il comprend que c’est le fait de Kâma, il le découvre et le réduit en cendres. Cela fait, il se tourne alors vers Parvati et lui promet d’accomplir son vœu le plus cher. Parvati répond : « Que Kama vive et chauffe le monde ! Shiva et Parvati s’unissent, un fils, Kumara, naît de cette union, et mettra à mort le démon Taraka. Kâma a bien rempli sa mission. Il vivra, puisque Shiva l’a promis, mais sans corps.

A la lumière de cette légende ou plus précisément allégorie, nous percevons bien les deux éléments existants déjà, mais qui côte à côte ne donnent rien, si ce n’est l’attente : Shiva en tant que conscience pure, semence première, essentielle ou principe masculin et Parvati que je vais traduire en Shakti, puissance de créativité, de fécondité ou principe féminin.
Dans le samkhya dont s’inspire le yoga, ces deux principes fondamentaux sont respectivement nommés Purusha et Prakriti.

Kâma porte de nombreux autres noms qui sont très éclairants sur son mode d’ action:
Dipaka (l’Allumeur) ; Gritsa (le Pénétrant) ; Mayi (le Trompeur) ; Mara (le Destructeur) ; Ragavrinta (le Chemin de la passion) ; Titha (le feu) ; Ananga (Sans corps).
Avec des qualificatifs comme ceux-là, il n’est plus possible de remplacer désir par envie, ce qui se fait souvent dans le langage courant.
Kâma n’a plus de corps, justement cela lui permet d’être et d’agir partout dans le monde sans être vu.
Il est pénétrant, s’immisce ainsi profondément dans toutes les strates de l’individu. Il met parfois du temps à se révéler, mais il est là depuis toujours, attend que l’on soit prêt à le reconnaître (60 millions d’année pour Shiva !)
Il est le feu de la vie, celui de la transformation et celui qui réchauffe, l’énergie qui permet une mise en marche vers une autre personne, un objet, une action, plus de spiritualité. Il nous fait parfois prendre des virages à 180°, surtout aux environs de la quarantaine, ou au détour d’un évènement. Alors nous sommes comme portés, les obstacles ne nous font plus peur. Le mot qui convient le mieux pour définir cet état est « enthousiasme », du grec enthousiasmos : transport divin. Voilà une aide tout à fait appropriée pour nous rapprocher des étoiles que nous regrettions de ne plus voir(cf, définitions citées plus haut)
Sur ce chemin de la passion (raga) certains se rendent compte d’avoir pris des vessies pour des lanternes, d’autres n’ont peut-être pas la structure émotionnelle, affective ou spirituelle suffisamment stable pour éviter la destruction. Je pense à certains grands artistes comme Camille Claudel ou Vincent Van Gogh.

  Nous sommes issus de la Création, de la fusion de ces deux entités, Shiva et Shakti, non pas pas des dieux, mais des êtres vivants de par notre corps, notre mental et notre spirituel. Et toute notre recherche en yoga est issue du désir de retrouver cette fusion entre ces deux principes, de nous relier (étymologie du mot yoga) à la Création.
Désir de grandir, d’apprendre ; désir d’être autonome, d’être reconnu parmi les siens ; désir d’être accordé avec soi pour connaître la paix.
  Quoi de plus simple pour se relier que d’utiliser nos sens dont la fonction est justement d’établir le lien avec l’extérieur. C’est ainsi que les enfants apprennent le monde, et plus nous les développons plus notre perception sera large et juste. Retrouvons cet enthousiasme et l’émerveillement des découvertes de l’enfance. D’autant que le désir est associé au plaisir : l’épouse du dieu Kâma n’est-elle pas la volupté ?
Si le plaisir n’est pas suffisamment nourri, il y a frustration, aigreur, dessèchement…

Plaisirs des sens. Facile ! Et pourtant, comme il est difficile de les vivre ou d’en parler sans crainte d’être jugé. Nos religions ont laissé des traces tenaces dans notre mode de pensée à propos du plaisir et de la sensualité. Toutefois pour mériter tout son sens dans notre quête de l’Unité, il y a une restriction à lui imposer : Ahimsa, (ne pas nuire.) et une obligation : celle de nous ouvrir à plus grand.
   Plaisir du toucher, toucher et être touché. C’est dès la naissance que ça commence. En Inde et en Afrique, les mères massent beaucoup les enfants, pour « les finir » disent les africaines. Un bébé nourri convenablement, mais insuffisamment touché avec bienveillance, ne va pas se développer correctement ; il peut même se laisser mourir. Plaisir de la caresse amoureuse qui met tout notre système sensoriel en émoi, et celui du massage qui nous met en paix quand il est reçu dans la sécurité. C’est un plaisir très intime, d’où la nécessité du respect de l’autre, car celui-ci est tout proche.
   Plaisir du goût, surtout quand il est déjà introduit par l’odorat ou la vue, voire les deux. Et on peut faire durer le plaisir en mâchant lentement, le goût occupe alors toute la bouche et laisse entre percevoir d’autres nuances. Ce qui a l’avantage de se sentir nourri sans s’alourdir. Quel déplaisir de manger quand on a un rhume et qu’on n’a plus le goût des aliments !
  Regarder un ciel, un paysage, sans jugement (il fait trop chaud ou trop froid, l’arbre est de travers, c’est plus beau que là-bas…) Regarder, en conscience, entraîne à voir. L’arbre n’est plus seulement un volume dans le paysage, mais un élément vivant lui aussi, issu de la Création. Ce n’est plus alors de la rêvasserie.
  L’ouïe. Ce sens qui nous ouvre à l’espace. On entend à 360° alors qu’on ne voit qu’à 150° (à moins de tourner la tête). Ecouter les bruits environnants à un effet magique : au niveau physique, cela détend les muscles du visage et la mâchoire, et sur un plan plus large, cela nous ouvre à plus loin, plus grand et étonnamment, nous recentre. Toutes les cultures ont développé la musique et le chant. Ils accompagnent les moments importants de notre existence et imprègnent notre mémoire. Suivant nos affinités, nos goûts nous pouvons faire appel à eux pour nous faire du bien.
  Devenu plus grand, du moins en âge, se présente le désir des biens matériels. Qui peut prendre l’aspect d’une course à la possession de toujours plus. Mais ce qui émerge dans ce désir est celui d’être reconnu socialement, d’être responsable envers les besoins de sa famille, d’être respecté dans son travail. Et si ce désir n’est pas satisfait, il s’ensuivra une sensation d’insécurité voire d’infériorité.
  C’est aussi à cette époque de l’âge adulte que se présente le désir de changer de vie, quelque chose à l’intérieur nous propulse vers un autrement. Transmettre le yoga a résulté pour moi de ce processus. L’idée m’est venue d’un coup (comme un coup de foudre, et d’ailleurs mon cœur s’est mis à battre très fort) par un concours de circonstances et m’a tenue éveillée pendant trois nuits jusqu’à ce que je reconnaisse son évidence derrière son caractère impérieux. Et tout s’est mis en place, comme dans un rêve. Cela fait 23 ans. De même sur le plan de la spiritualité, c’est le désir qui nous mène à des pratiques nous permettant de progresser et de nous élever. Et là-aussi, dans le plaisir, celui de découvrir cette liberté respiratoire qui délie le corps et le cœur, celui de vivre, ce que j’appelle des instants d’éternité et qui sont des instants de grande présence à de simples choses.



Les yoga-sutra ne parlent pas de Kâma, mais de quelque chose qui y ressemble fort : Ashisha, la pulsion de vie, YS IV.10
Mais si les yoga-sutra ne traitent pas du désir, ils parlent de fusion : samprayoga, la fusion avec la divinité d’élection. YS II.44
Et... Samprayoga est le titre du dernier livre du Kâma-sutra.

Bibliographie : Yoga sutra de Patanjali
                            Le Grand Larousse des Mythologies du Monde
                            Amour, Passions et Spiritualité. Daniel Odier.



 


J'ai essayé le Bikram yoga

      


Depuis le temps que j'entendais parler de ce yoga, un dimanche matin je me suis lancée !
Rien ne remplace l'expérience directe.
Me voici dans un centre dédié au Bikram yoga, "Hot yoga", dans la belle ville de Bordeaux.
Le responsable, très sympathique, m'informe que l'objectif de la première fois est de rester dans la salle (cours d'une heure trente). Cette information n'est pas pour me rassurer...


Je l'informe que je suis enseignante de yoga, avec un entraînement au hata yoga assez soutenu et que je pratique le Raja yoga (pas de réaction).
N'ayant pas de tenue Bickram (cf photo ci-dessus), j'ai revêtu un short et un tee-shirt de randonnée en lycra.
La salle est vaste, chauffée à 40° (dehors il fait 2°) et à ma grande surprise nous sommes placés face à un miroir, comme dans une salle de fitness.
Un peu en avance, je m'asseoies tranquillement pour attendre le professeur, dans le silence (obligatoire) de la salle.
J'ai la sensation d'être en Inde, avec cette chaleur saisissante ! Ce n'est pas désagréable, jaime la chaleur.
Une quinzaine de pratiquants, de tout âge (un monsieur est aussi maigre qu'il paraît agé)  sont installés sur leur tapis et se lèvent à l'entrée du professeur.
C'est partie pour l'expérience.
Le professeur informe les pratiquants de ma présence, en tant que nouvelle pratiquante, et m'indique que je dois me regarder dans la glace "c'est un rendez-vous avec toi même" ; si je suis perdue dans les postures, je prends exemple sur les autres.
Je m'empêche de comparer avec le yoga que j'enseigne, pour vivre l'expérience à fond.
Je sens que me regarder dans la glace sera quasi mission impossible, trop habituée à être au-dedans de moi-même.
Nous commençons par une sorte de pranâyâma assez "décoiffant", très soutenu et intense, que je ne connais pas.
Puis les asânâs s'enchainent, par série de trois vinyasa (enchaînements) : le rythme est rapide, les postures sont physiques, pas question de pause entre chaque vinyasa. Il n'est aucunement question du souffle, tout s'enchaîne, sans suivre le rythme respiratoire. Le plus important : suivre !
Au bout d'un moment, je régule mes gestes sur le souffle, comme dans ma pratique : question presque de "survie" ! Mon rythme cardiaque risque de m'échapper et la fatigue d'arriver.
Au niveau des postures, pour les connaisseurs : tadasana, uttanasana, Virabhadrasana, trikonasana, parvasana, utstrasana, dandasana, dharanasa, paschimotasana...mais différents de la façon que je connais.
Le professeur donne les consignes d'une façon extrêment précise et claire, je sens une très grande pratique derrière, une véritable expérience. Jamais il n'arrête le flot de ses consignes, encourageant régulièrement les pratiquants qui ont du mal à suivre.
Il nous pousse à nous dépasser.
Il répète régulièrement "regardez-vous" (à mon intention ?); très vite je m'aperçois que lorsque je me regarde, je perds le fil du souffle et de mon rythme cardiaque. Je reste dans mon intérieur, tant pis.
La transpiration est intense, à peine le temps de saisir quelques gorgées de ma bouteille d'eau. Mon short et mon tee-shirt sont comme au sortie de la machine à laver...
Dans le miroir, de temps à autres, déformation de professeur, j'observe les autres pratiquants : une jeune femme devant moi a l'air d'être très habituée, elle connaît les enchaînements par coeur et est très à l'aise, ses asânas sont superbes. D'autres pratiquants s'arrêtent parfois pour se reposer.
Tous ont l'air extrêment concentrés sur leur image, tant que leurs visages en sont tendus. Heureusement, le professeur veille à plaisanter, à détendre l'atmosphère...
Je me surprends à regarder la pendule dans le miroir...C'est long une heure trente à 40°, sans pause !
Voilà le moment de s'allonger; je me réjouis déjà mais suis vite reprise par la réalité : pas question de repos ! Les vinyasa reprennent de plus belle, allongé, assis, allongé, assis...à un rythme très soutenu. 
Ma serviette est trempée, encore 10mn, faut tenir, encore 5 mn....
Nous finissons par un surprenant Bastrika bouche ouverte qui a le mérite de me faire remonter mulâ (plancher pelvien) comme un ascenseur...
Voici la fin du cours. 
Le professeur nous invite à rester allongés le temps que nous voulons.
J'essaie mais je suis incapable de tenir : de l'air frais par pitié !
Le bonheur d'une douche fraîche...
Dans les vestiaires je pose quelques questions aux pratiquantes : beaucoup viennent plusieurs fois par semaine et me disent être devenues accroc !
Allons bon, une pratique de yoga qui rend addicte ! 
Je suis la première sortie de la salle et la dernière du vestiaire : un peu "à l'ouest"  à vrai dire, j'ai besoin de lenteur.
Le professeur me dit que j'ai bien suivi; je lui fais part de mon ressenti : j'ai vécu une expérience étonnante et très différente du yoga que je connais. Il me dit qu'une séance ne suffit pas pour se rendre compte des bienfaits du Bickram, ce à quoi j'optempère : en tant que professionnelle, je sais combien une première séance est loin de suffire. Il m'encourage à revenir quand je reviendrais à Bordeaux.
Je sors, après plus de deux heures passés dans le centre, un peu groggy. Séance repos canapé après.
L'après midi, en promenade touristique sur les bords de la Garonne, j'ai la même sensation que lorque j'ai marché 25 ou 30 km avec mon gros sac à dos : je me sens légère et vidée...
Je ne donnerai aucune opinion sur ce yoga. 
A chacun de vivre son expérience.
Il est problable que je renouvellerai l'expérience, pour "voir".
Et je suis tranquille : aucun risque de devenir addicte, il n'y a pas de salle de Bikram dans ma ville !




Début du cours avec un prânâyama spécial

Le Bikram yoga : inventé dans les années 70 par Bikram Choudury, un indien de Calcutta.


 


Assemblée générale IFY Loire Océan : compte-rendus et bilan

En pièces jointes vous trouverez tous les documents relatifs à l'assemblée générale du 18 octobre 2014 :

- Compte-rendu de l'assemblée générale
- Rapport moral
- Prévisions des activités pour 2014-2015
- Rapport financier 
- Bilan 2013-2014
- Compte-rendu du conseil d'administration du 18 octobre

Bonne lecture.

Agnès Moriconi
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__BilanIFYLO2013-2014.pdf295.44 Ko
Rapport_financier_IFY_Lore_Ocean_2013_2014.pdf173.29 Ko
rapportmoralAG2014.pdf114.71 Ko
CRAG2014.pdf172.74 Ko
Projets2015.pdf68.78 Ko
CRCAoctobre2014.pdf159.49 Ko